De l’utilité des sources secondaires lors de l’écriture de l’autobiographie de Dieu ?

Lorsque le projet de réécrire la Bible a germé dans mon esprit, il me semblait évident que je devais me plonger dans l’immense littérature secondaire qui traite de la Bible, de son interprétation, des circonstances de son écriture, etc. Et puis j’ai changé d’avis. En fait, je crois qu’il est mieux que j’en sache le minimum. Après tout, si j’avais eu à écrire mon autobiographie, je n’aurais pas cherché à lire les livres qui auraient pu être écrits sur moi (en même temps, y en a tellement !)

Cependant, ce n’est pas comme si je n’avais pas déjà mis le nez dans cette littérature. Dans une autre vie, j’ai passé près d’un été à consulter des livres sur le Jésus historique et sur le Nouveau Testament. C’était absolument fascinant, et j’aurais certainement l’occasion d’en dire plus lorsque je serai en train de lire et de réécrire le Nouveau Testament. L’an dernier, j’ai lu l’excellent (mais oh combien énervant) livre de R. Bellah : Religion in human evolution, sur l’évolution de la religion du paléolithique à l’âge axial, dont un chapitre traite de la rédaction du Pentateuque.

Je ne crois pas que je lirais plus que ce que j’ai déjà pu lire sur le sujet, même s’il est certain que je ne m’empêcherai pas de temps en temps d’aller consulter une page Wikipedia, un article académique ou une page internet pour obtenir des précisions. (Ceci me fait d’ailleurs penser que, au sujet de l’âge des patriarches dont j’ai parlé lors de mon dernier billet, j’ai découvert cette page rigolote qui transcrit leur longévité sur un graphique. J’aurais l’occasion d’y revenir). En revanche, un ami m’a signalé l’existence d’un cours sur l’histoire de la Bible, dispensé en ligne par l’Université Yale. J’ai décidé de l’écouter dans son intégralité, et franchement, je le recommande à tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet, c’est très bien fait.

Finalement, pourquoi se plonger dans cette littérature secondaire ? Premièrement par curiosité intellectuelle. L’histoire de la Bible est un sujet absolument fascinant. Et puis aussi parce qu’une partie de cette littérature cherche à expliquer les actions des différents personnages, notamment Dieu, et c’est exactement ce que je cherche à faire. Réécrire la Bible sous la forme d’une autobiographie de Dieu, c’est devoir trouver des raisons aux actions divines que la Bible décrit, et pouvoir profiter des idées des autres à ce sujet est un avantage. Faudrait toutefois pas croire que je ne vais que copier ce que d’autres ont pu dire. J’ai déjà une excellente idée du type de psychologie dont je veux doter Dieu, et donc des raisons qu’il peut invoquer pour justifier ces actes. Mais c’est toujours bien d’avoir d’autres options.

Z’en pensez quoi vous ?

Sinon, ma lecture avance lentement, Abram vient juste de naitre. Et comme j’écris une première version au fur et à mesure, sachez que j’en suis rendu au meurtre d’Abel.

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